Version française / Membres de l'ESNA / doctorants
M. Lucas MARIN
Doctorant / Doctorante
Coordonnées
Discipline(s)
Histoire moderne
Thèmes de recherche
Sujet de thèse
Pour une histoire littorale de la Caraïbe. Pratiques, usages et représentations au XVIIIe siècle (Guadeloupe, Martinique, Tobago, Grenade). (1e inscription, septembre 2024)
Sous la direction de Arnaud Exbalin et de François Regourd (Université Paris Nanterre/ESNA).
Financement de la thèse
Contrat doctoral de l'Université Paris Nanterre
Résumé
Notre thèse a pour but d'étudier les littoraux antillais dans une perspective multi-située et trans-impériale.
Plus précisément, il s'agit d'interroger les rapports multiples que les populations de ces îles entretenaient avec le littoral en étant attentif aux différents usages qu'ils pouvaient en faire comme la pêche, la cueillette ou encore l'extraction salière. Aussi nous intéressons-nous aux pratiques associées à ce milieu dans les cultures antillaises naissantes et aux représentations cartographiques et iconographiques que les contemporains en avaient pour de multiples usages. Enfin, nous émettons l’hypothèse de l’existence au XVIIIe siècle, d’espaces littoraux visités, usités et habités par différentes composantes des sociétés coloniales insulaires.
La spécificité de ces îles, colonisées et mises en valeur pour l’exportation de denrées coloniales vers l’Europe, fit de ces interfaces un lieu de rencontres parfois conflictuelles ou nécessitant des négociations, d’enjeux impériaux et locaux liés d’une part à l’économie coloniale et de l’autre à la survie de ces sociétés vulnérables aux conflits, catastrophes naturelles et disettes. Les littoraux antillais pouvaient-ils également offrir des opportunités individuelles, notamment pour les personnes esclavisées qui, en exerçant la cueillette littorale, en marronnant dans les mangroves ou en volant un canot pour fuir vers d’autres îles, pouvaient trouver des moyens d’améliorer leur condition.
Dans ces espaces, les gouvernements coloniaux tentèrent donc d’asseoir leur autorité, à la fois pour lutter contre les usages subversifs des littoraux par les esclaves, mais également afin de lutter contre le phénomène du commerce interlope, fortement répandu dans les colonies antillaises du XVIIIe siècle. Coexistèrent donc au sein de mêmes sociétés des représentations différentes d’un même espace. Tremplins vers la liberté dont les ressources pouvaient aussi constituer une manne providentielle, lieux exposés aux ennemis et aux cyclones, lieux d’exercice de l’Exclusif et de ses transgressions, les littoraux antillais méritent qu’advienne l’heure de leur historicisation.
Pour une histoire littorale de la Caraïbe. Pratiques, usages et représentations au XVIIIe siècle (Guadeloupe, Martinique, Tobago, Grenade). (1e inscription, septembre 2024)
Sous la direction de Arnaud Exbalin et de François Regourd (Université Paris Nanterre/ESNA).
Financement de la thèse
Contrat doctoral de l'Université Paris Nanterre
Résumé
Notre thèse a pour but d'étudier les littoraux antillais dans une perspective multi-située et trans-impériale.
Plus précisément, il s'agit d'interroger les rapports multiples que les populations de ces îles entretenaient avec le littoral en étant attentif aux différents usages qu'ils pouvaient en faire comme la pêche, la cueillette ou encore l'extraction salière. Aussi nous intéressons-nous aux pratiques associées à ce milieu dans les cultures antillaises naissantes et aux représentations cartographiques et iconographiques que les contemporains en avaient pour de multiples usages. Enfin, nous émettons l’hypothèse de l’existence au XVIIIe siècle, d’espaces littoraux visités, usités et habités par différentes composantes des sociétés coloniales insulaires.
La spécificité de ces îles, colonisées et mises en valeur pour l’exportation de denrées coloniales vers l’Europe, fit de ces interfaces un lieu de rencontres parfois conflictuelles ou nécessitant des négociations, d’enjeux impériaux et locaux liés d’une part à l’économie coloniale et de l’autre à la survie de ces sociétés vulnérables aux conflits, catastrophes naturelles et disettes. Les littoraux antillais pouvaient-ils également offrir des opportunités individuelles, notamment pour les personnes esclavisées qui, en exerçant la cueillette littorale, en marronnant dans les mangroves ou en volant un canot pour fuir vers d’autres îles, pouvaient trouver des moyens d’améliorer leur condition.
Dans ces espaces, les gouvernements coloniaux tentèrent donc d’asseoir leur autorité, à la fois pour lutter contre les usages subversifs des littoraux par les esclaves, mais également afin de lutter contre le phénomène du commerce interlope, fortement répandu dans les colonies antillaises du XVIIIe siècle. Coexistèrent donc au sein de mêmes sociétés des représentations différentes d’un même espace. Tremplins vers la liberté dont les ressources pouvaient aussi constituer une manne providentielle, lieux exposés aux ennemis et aux cyclones, lieux d’exercice de l’Exclusif et de ses transgressions, les littoraux antillais méritent qu’advienne l’heure de leur historicisation.
Mis à jour le 26 mars 2025
Coordonnées
Département d'Histoire, Université Paris Nanterre, 200 Av. de la République, 92000 Nanterre, France
Affiliations scientifiques
Membre de Mondes Américains